Poèmes intimes
L'enfant sage
Le colibri 
Aux Salines 
 
Un nouvel Homme
 
Douce douceur
La Sève
 
La flaque 
 
 
 
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L'enfant sage
I
II
Mon piédestal se lézardait 
Partout la machine s'enrayait, 
Les certitudes ne l'étaient plus 
Mon moteur semblait foutu. 
Des nouvelles médiocres arrivaient, 
 La dispute partout fleurissait. 
 Il n'y avait plus d'après... 
 Il ne restait que du passé. 
  Je ramais à contre courant 
 Dans ce tourbillon océan 
 Sans espoir de retour de rebours... 
  J'avais perdu les beaux jours. 
  Ma vie était gâchée ou mal employée, 
  Je n'avais plus envie de la gagner
Je faisais l'essentiel pour vivre, 
Au boulot je ne faisais que suivre. 
Par un matin de printemps, 
Un miracle eut lieu cependant: 
J'ai été envahi par un ange 
Envoyé du ciel comme mésange.  
Il est beau, doux, secret 
Et parfumé d'amour et de rosée.. 
Ce chérubin a pour visage 
Celui des enfants sages. 
Baigné d'amour et de tendresse, 
Il est nourri de lait, de caresses  
Au sein celle qui voulant être mère  
M'a choisi, pour être le père.
 
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Le colibri
Venant d'on ne sait où, il débouche au hasard
Comme sorti d'un trou qui serait nulle part.
C'est un petit oiseau qui semble presque noir
On le trouve très beau, quand mieux on peut le voir.
Il vole en visiteur, un peu comme une abeille
En butinant des fleurs le nectar sans pareil.
 
Il fait du sur place et parfois marche arrière
Tout ceci avec grâce, d'élégante manière.
Ce visiteur frivole, gros comme le pouce,
Explore les corolles et les ponctionne en douce,
Le temps d'un soupir, voilà qu'il disparaît,
Pour bientôt revenir ou être remplacé.
 
Vif comme l'éclair, il est insaisissable,
Il sort de nos repère, nous sommes incapables
De savoir ce qu'il est sans vraiment l'étudier.
Ce n'est qu'un oiseau-mouche, on l'appelle colibri
Que personne n'y touche ! Il est bien trop joli ! 
 
 
 
 
 
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Aux Salines

La douceur de l'île,  
Comme une vague,  
Comme une idylle,  
M'envahit et divague  
Partout en mon cœur,  
Partout sur mon corps...  
La musique sucrée,  
Et les fruits au goût de miel,  
Sur moi sont tombés  
Comme des songes irréels,  
D'amour et de bonheur,  
qu'on goûte et goûte encor...
II 
Cent fois j'ai plongé  
Dans l'eau cristalline,  
De la plage nacrée,  
qu'est celle des Salines,  
Et cent fois fois j'ai trouvé  
que c'était la première  
Qui toujours revenait  
De la même manière  
Sans jamais rien changer  
Tout comme une chimère...
III IV
Et l'enfant qui courait  
Sur le sable tout blanc,  
C'était mon dernier,  
Mon dernier descendant.  
Du haut de ses trois ans,  
Il plongeait dans la vague,  
Comme un devenu grand  
Qui s'amuse et blague  
Avec le grand compère  
Qu'est son copain de père...
Le soleil nous brûla  
De sa douce chaleur  
Qui laisse ça et là  
De petites douleurs  
Qui fatiguent les yeux,  
Et font battre le cœur.  
Mais nous étions heureux,  
Nous prenions des couleurs,  
Martinique nous prenait,  
Il fallait l'embrasser...
chanson====>
Eti mwen yé
 
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Un nouvel homme
J'ai regroupé mes mauvaises pensées
Sur un papier que j'ai brûlé,
J'ai balayé mes sentiments
Et chassé ceux qui étaient méchants
J'ai lavé aussi mon cœur
De toutes les rancœurs...
J'ai coupé les cordons les liaisons
Qui jusqu'alors empêchaient le pardon
Je me suis mis à neuf comme
Si tout à coup j'étais un nouvel homme.
 
 
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LA SÈVE
 
 
 
 
Le printemps revient et la sève remonte
Hé ! Oui je le sens bien et je n'en ai pas honte...
Il y a des parfums et de douces chaleurs
Qui chargent les embruns et me font chaud au cœur.
 
 
Et les filles sont belles ou je les vois jolies
Ça me donne des ailes et aussi des envies...
Alors j'ai la bougeotte il faut que je m'anime
Je vais, je viens, je trotte, j'ai la pression divine !
Et je crois qu'elles  aussi, ont quelque chose là,
Je l'ai bien compris, dans leurs yeux on le voit !
 
 
 
Il y a tant de fleurs et tant de chants d'oiseaux
Qui me changent l'humeur et m'éveillent à nouveau.
Je grimperais aux arbres et courrais dans les prés
Je ne suis plus de marbre et j'ai besoin d'aimer
 
.
Et toi, toi ma compagne, ne sens-tu rien venir ?
Moi, le désir me gagne, voudrais-tu en frémir ?
 
 
Oui le printemps revient, oui la sève remonte
Là, au creux de mes reins... Et je n'en ai pas honte
 
 
 
 
 
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DOUCE DOUCEUR 
Une douce chaleur, sur mon cœur est tombée,
Il est chaud et léger, il peut presque voler.
Une douce douceur s'est partout installée
Et je sens un bonheur qui me donne à rêver...
Et j'appelle l'amour quand me vient le désir,
Je suis bien, je suis pour, je le laisse venir.
Et je déploie mes ailes, et je suis papillon,
Qui butine, pêle-mêle, nénettes et ninons.
Une montée de sève a gonflé les bougeons
Leurs enveloppes crèvent et c'est la floraison.
Le mien même s'anime, comme tous ces copains,
Donc je cours, je butine... Pour l'occuper un brin...
Une douce chaleur  me déploie le désir
Cette  douce douceur me donne à sourire
 
 
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La flaque 
Je marchais sur un trottoir désert,
lorsque devant moi, là par terre,
Je vis une petite flaque d'eau
Pas plus grande qu'une roue de vélo.
La couleur quelle avait, m'attirait,
Alors je m'en suis approché.
A cet instant, les clés de ma voiture,
Me glissèrent des mains et dans cette flaque disparurent.
En penchant sur la flaque mon visage,
J'y vis bien autre chose que mon image,
On eut dit une porte
Pour changer le monde en quelque sorte.
Quelque chose y vibrait,
Cela m'intriguait,
En apparence elle avait faible épaisseur
Et donc peu ou pas de profondeur...
Mais quand j'y mis un doigt,
La main entière y passa!
En aucune façon,
je ne pu en toucher le fond.
Je me suis agenouillé pour mieux voir
Il me fallait mes clefs, bon soir !
Je ne les voyais pas mais une lueur
Semblait monter des profondeurs.
Alors j'ai presque collé mon visage
Au ras de l'eau, pour voir le mirage...
J'aperçus alors mes clefs accrochées
au lustre d'un appartement submergé
Par ce liquide limpide et clair.
De ce lustre venait la lumière !
Relevant ma manche, j'essayai
Tant bien que mal, d'attraper les clés.
Manque de chance, ou bien je ne sais pas,
La manœuvre rata, elles tombèrent plus bas.
C'était grave ! que faire ?
Personne pour m'aider en aucune manière !
Alors sans plus longtemps hésiter,
Tout habillé , dans ce trou... je suis alors entré...
J'ai pris une grande inspiration
Par principe de précaution,
Puis j'ai plongé dans cette humeur
fraîche et sans froideur.
Quand j'ouvris les yeux, ce fut l'enchantement...
J'étais dans un superbe appartement
Orné de tentures, de lustres de style,
De décorations et de statues fragiles,
Des cristaux, de la moquette de l'argenterie,
J'étais totalement ébloui...
J'en oubliai de respirer,
Aucun besoin d'ailleurs, n'en avais.
Je naviguais au dessus de bahuts
recouverts de trésors méconnus
Il y avait même une table dressée
Pour d'hypothétiques invités.
J'ai aussi vu des bougies allumées
Sur de superbes chandeliers.
En plongeant plus bas vers le sol, enfin,
Sur mes clés, je pu remettre la main.
Le tapis rouge, sur lequel elles étaient,
Était fait d'un velours très épais
Dont les poils longs et frisés,
S'étaient enroulés autour du porte-clé.
J'ai du tirer très fort le trousseau
Pour l'arracher du fond de l'eau.
Quelques poils restèrent accrochés
A l'anneau qui tenait les clés...
 
 
    ** 
    N'ayant rien d'autre à faire en cet endroit, 
    Je suis remonté en regardant autour de moi. 
    J'ai retrouvé le trou éclairé 
    Par où le hasard m'avait permis d'entrer. 
    Je suis ressorti sans même être essoufflé. 
    Mon linge ? Il n'était pas mouillé ! 
    En m'éloignant de la flaque je vis 
    Un balayeur qui malicieux me sourit. 
    Quelques pas après lui, je me suis retourné.. 
    Il avait chassé la flaque... d'un coup de balais ! 
    ** 
    Assis au volant de ma voiture 
    Avant de partir, je songeai l'aventure...  
     Cela m'était-il vraiment arrivé ? 
    Avais-je simplement rêvé ? 
    Était-ce un clin d'œil moqueur 
    d'un invisible ailleurs ? 
    Je n'avais pour preuve de mon aventure 
    que ces quelques poils rouges aux clés de ma voiture...
 
 
 
 
 
 
 
 
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