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| Mon piédestal se lézardait
Partout la machine s'enrayait, Les certitudes ne l'étaient plus Mon moteur semblait foutu. Des nouvelles médiocres arrivaient, La dispute partout fleurissait. Il n'y avait plus d'après... Il ne restait que du passé. Je ramais à contre courant Dans ce tourbillon océan Sans espoir de retour de rebours... J'avais perdu les beaux jours. Ma vie était gâchée ou mal employée, Je n'avais plus envie de la gagner |
Je faisais l'essentiel pour
vivre,
Au boulot je ne faisais que suivre. Par un matin de printemps, Un miracle eut lieu cependant: J'ai été envahi par un ange Envoyé du ciel comme mésange. Il est beau, doux, secret Et parfumé d'amour et de rosée.. Ce chérubin a pour visage Celui des enfants sages. Baigné d'amour et de tendresse, Il est nourri de lait, de caresses Au sein celle qui voulant être mère M'a choisi, pour être le père. |

| I
La douceur de l'île, Comme une vague, Comme une idylle, M'envahit et divague Partout en mon cœur, Partout sur mon corps... La musique sucrée, Et les fruits au goût de miel, Sur moi sont tombés Comme des songes irréels, D'amour et de bonheur, qu'on goûte et goûte encor... |
II
Cent fois j'ai plongé Dans l'eau cristalline, De la plage nacrée, qu'est celle des Salines, Et cent fois fois j'ai trouvé que c'était la première Qui toujours revenait De la même manière Sans jamais rien changer Tout comme une chimère... |
| III | IV |
| Et l'enfant qui courait
Sur le sable tout blanc, C'était mon dernier, Mon dernier descendant. Du haut de ses trois ans, Il plongeait dans la vague, Comme un devenu grand Qui s'amuse et blague Avec le grand compère Qu'est son copain de père... |
Le soleil nous brûla
De sa douce chaleur Qui laisse ça et là De petites douleurs Qui fatiguent les yeux, Et font battre le cœur. Mais nous étions heureux, Nous prenions des couleurs, Martinique nous prenait, Il fallait l'embrasser... |
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chanson====>
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Eti mwen yé |
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N'ayant rien d'autre à faire en cet endroit, Je suis remonté en regardant autour de moi. J'ai retrouvé le trou éclairé Par où le hasard m'avait permis d'entrer. Je suis ressorti sans même être essoufflé. Mon linge ? Il n'était pas mouillé ! En m'éloignant de la flaque je vis Un balayeur qui malicieux me sourit. Quelques pas après lui, je me suis retourné.. Il avait chassé la flaque... d'un coup de balais ! ** Assis au volant de ma voiture Avant de partir, je songeai l'aventure... Cela m'était-il vraiment arrivé ? Avais-je simplement rêvé ? Était-ce un clin d'œil moqueur d'un invisible ailleurs ? Je n'avais pour preuve de mon aventure que ces quelques poils rouges aux clés de ma voiture... |